Anse d’Hainault : les membres du CEP mal accueillis, des militants politiques pourchassés

Au moins trois personnes dont un ex parlementaire se sont mises à couvert après l’avortement d’une rencontre des membres du Conseil électoral provisoire (CEP) venus vendre le projet du référendum. L’un des militants dans la tourmente, Desruisseaux Widnel, pointe du doigt les pro-pouvoirs de la région.

Comme c’est devenu la mode en Haïti ces derniers jours, les membres du CEP sont chahutés, pourchassés un peu partout sur le territoire avec leur projet de référendum constitutionnel. La semaine écoulée, à l’initiative de l’organisation sociopolitique combite citoyens engagés (COSA-HAITI), de l’ex député à la quarante huitième législature, Aurélien Joachim et d’autres militants, une rencontre du CEP dans la commune d’Anse d’Hainault a été perturbée occasionnant du coup la mise à couvert de certaines des figures de proux de cette résistance dont le coordonnateur de Cosa-Haiti, Desruisseaux Widnel.

Celui-ci qui s’abrite désormais loin de sa résidence habituelle accuse les proches du pouvoir disséminés dans une structure très populaire de la gran’Anse KOREGA qui a des alliés dans la commune d’Anse d’Hainault. Ceux-ci faisant mainmise sur tout, l’auraient menacé de mort pour avoir fait avorter les discussions sur le projet du référendum prévues dans la commune. Selon le militant politique, l’ex député de la 48ème et 49ème legislature pour cette circonscription, Aurélien Joachim et un certain Adler Victor ont comme lui pris le marquis, juste pour sauver leurs peaux.

Le militant dit par ailleurs ne va pas retracter dans son mouvement. Il ne jure que par l’annulation du référendum, le départ de Jovenel Moise du pouvoir et l’instauration d’une transition de rupture dans le pays. Parallèlement, il se dit vigilant tout en alertant l’opinion publique nationale et internationale sur les actes d’intimidation dont lui et d’autres militants font l’objet.